Koh Chang

Koh Chang

Koh pour île et Chang pour éléphant. Car l’île a une forme d’éléphant comme ne le prouve pas du tout cette carte :


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Il y a beaucoup d’îles en Thaïlande mais chacune d’entre elles a sa particularité. Koh Chang se situe à l’est de Bangkok, près de la frontière du Cambodge. Le voyage se fait en bus jusqu’au port de Trat. De là, avec Christelle et Julie, on a sauté tous les trois dans un bateau qui fait la navette du continent à l’île. Rien de surprenant. En arrivant, on louera des scooters et on se dégotera un petit bungalow tranquille au bord de l’eau. La procédure classique quoi!

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Pourtant, sur le pont du bateau, en s’approchant peu à peu, on a compris qu’on ne se dirigeait pas vers une copie de Koh phi phi. Ce vieux panneau de bienvenue accroché sur une montagne ensevelie sous la végétation n’était pas tout à fait dans le plus pur style balnéaire. Une fois le pied posé sur l’île, nous sommes montés dans un pick up aux allures de 4×4. Mais pourquoi tant de roues motrices, que diable ? Et bien parce que Koh Chang c’est une ile-montagne en fait. Et que si on est à dos d’éléphant ça ne pose sans doute pas de problème mais en voiture, ça se corse.

Une fois au stand de locations de scooters, Christelle, déjà pas enchantée à l’idée de conduire un tel engin et définitivement refroidie par le dénivelé de l’île, décide de ne pas mettre les mains sur le guidon. Seule option restante : Julie sur un scooter et Christelle et moi sur un second (la location d’éléphants nécessitant un permis spécial). Il faut traduire cela par : Julie, 50 kilos montant allègrement les côtes et Christelle et moi tapant des pointes à 3 à l’heure dans certaines montées…

… Jusqu’à ce que notre moteur s’arrête pour de bon et que Julie soit très très loin devant nous. Au bout d’un long moment, elle a fini par faire demi-tour et nous rejoindre (mais elle est patiente la bougre). Parce qu’attendre un dépanneur c’est pas marrant, Christelle et Julie ont préféré dévaler le premier chemin qui se présentait à elle pour rejoindre une petite plage isolée et fort jolie. Pendant ce temps, le loueur de scooter est venu m’en apporter un autre. Il est venu me le rapporter en … scooter. Il m’a donné celui qui fonctionnait et il est monté sur celui qui ne marchait plus. Il semblerait que ce ne soit qu’à ce moment là qu’il a réalisé qu’il allait avoir quelques difficultés à rentrer.

En dehors de cet épisode mécanique, Koh Chang est magnifique et variée. Mi-jungle avec option mangrove, mi-plages paradisiaques à l’eau turquoise. Nous avons bien entendu fait une sortie en bateau pour aller jeter un œil aux poissons. De ce côté, rien à dire, Koh Chang est sans doute l’un des plus beaux spots que l’on ait fait (bon, Christelle a une sorte de phobie de concombres de mer… Ce qui dans la vie de tous les jours est plutôt facile à surmonter mais pose quelques soucis sur Koh Chang).

C’est lors de cette sortie que Julie et Christelle ont brulé. Oui, à ce stade on appelle plus ça des coups de soleil. Au delà, ça s’appelle du barbecue. D’ailleurs si un jour vous êtes coincé sur une île déserte (donc sans 7 eleven) avec un ou une amie et que vous finissez par opter pour le cannibalisme, voici comment bien réussir la cuisson de votre ami(e) :

recette-fesseOn en a bien fait le tour de cet éléphant encore très sauvage (30km de long pour 14 km de large). Ses défenses, je pense que ce sont … les durians. C’est à cet endroit qu’on en a vu le plus. Il fallait même faire gaffe à l’endroit où on garait nos scooters. Oui parce que, comme nous l’expliquait le monsieur qui gardait l’entrée des cascades : «  il ne faut pas mettre le scooter sous l’arbre à durian parce que s’il y en a un qui tombe, votre scooter va être cassé, ha et puis vous me devez 20 baths pour le parking ». Étrange qu’un homme aussi prévenant n’ai pas pensé à nous dire aussi : «  ha oui au fait, c’est pas du tout la saison des pluies donc évidemment les cascades sont totalement à sec, tenez, je vous rends vos sous, bonne journée ». Confrontés à ces « fruits » à plusieurs reprises, on a fini par se dire qu’il allait falloir y goûter pour mourir moins bête… ou mourir tout court. Puisqu’on est très courageux, on s’est armés d’une toute petite cuillère/touillette et on a tapé dans cet espèce de vieux pancréas à l’odeur charmante de vomi/camembert. Le résultat en images :

triptic-durianMais comme d’habitude, quelques belles photos valent mieux qu’un long discours, alors vous pourrez jeter un œil à ce diaporama quand vous aurez 5 minutes.

Le retour s’est plutôt bien passé si on excepte la panne de moteur au beau milieu de l’autoroute à 4 voies en pleine nuit, lancés à pleine vitesse, et qu’il a fallu arriver à arrêter un taxi dans ces conditions sans savoir à quelle distance de Bangkok on était. Les jours suivants, Julie et Christelle ont continué à bourlinguer dans Bangkok. Comme convenu, le séjour de Christelle s’est achevé avec quelques larmes. Elle était bien cette escapade sur Koh Chang avec toi Christelle et puisque cet article s’est fait attendre et que tu nous avais demandé de ne pas mettre des photos trop abusées de toi sur le blog, ce qui suit est un beau cadeau, je pense :)